vendredi 3 avril 2009

LE PRINTEMPS À SAN MIGUEL

Je vous ai laissés comme le printemps arrivait à San Miguel, au même moment que le carême et la fin du Festival cubano, mais les activités ne dérougissent pas pour autant car ici, tout est prétexte à la fête : parades de centaines d’enfants costumés, concerts de jeunes devant l’Oratorio, orchestre de marimba de Queretaro et danse au Jardin, feux d’artifices.

Impossible d’assister à toutes ces festivités printanières qui se multiplient, toutefois Régine et moi avons passé une superbe journée au Charco del Ingenio (jardin botanique) où avait lieu le Festival du soleil. Ce fut d’abord une dégustation de confitures et de bonbons de cactus suivie de danses traditionnelles par les danseurs concheros, une cérémonie en l’honneur de l’Équinoxe du printemps
et un concert d’opéra au fond d’un canyon! Un après-midi que nous ne sommes pas prêtes d’oublier.

APRÈS TANT D’ACTIVITÉS, IL FAUT SE REPOSER…

… et la meilleure façon de le faire a été de se laisser dorloter au Spa oriental d’Antonette rue Recreo, à deux pas de la Casa (www.antonettelodgespa.com). Pendant deux heures, nous avons pu nous détendre pendant que des mains expertes nous prodiguaient des soins corporels : thérapie à la pierre chaude, facial, exfoliation et massage de tout le corps. Comme 50% des profits sont versés à un programme pour nourrir les personnes âgées de San Miguel (So Others May Eat), nous avions l’impression d’accomplir une bonne action tout en relaxant. Je dois dire que c’est troublant de voir le nombre grandissant de personnes âgées, surtout des femmes, mendier dans les rues.

Une autre façon de prendre la vie du bon côté a été de retourner aux bains thermaux, cette fois au Escondido Spa, sur la route de Dolores Hidalgo, où l’on retrouve des piscines extérieures et intérieures et de magnifiques étangs de lotus. Nous avons préféré cet endroit à La Gruta et à Taboada.

UNE EXCURSION À GUANAJUATO

Bien reposées et en pleine forme, nous prenions la route le 26 mars pour nous rendre à Guanajuato, à une heure et demie de San Miguel, pour une excursion de deux jours. Ville coloniale déclarée Patrimoine mondial de l’Humanité, Guanajuato nous a charmées par l’architecture de ses édifices, ses ruelles étroites et ses maisons colorées, ses petites places publiques et ses balcons fleuris et les nombreux mariachis au Jardin de la Union.
(photo: Callejone del Beso)
Ancienne cité minière de 95 000 habitants, la ville abrite l’Université de Guanajuato qui compte plus de 20 000 étudiants. Toute cette jeunesse que l’on rencontre dans les rues donne un air de gaieté à la ville. Celle-ci est reconnue pour ses callejoneadas : des étudiants se promènent en chantant et en jouant de la guitare dans les rues de la ville. Nous avons visité, entre autres, le Teatro Juarez – l’un des plus beaux du Mexique, le musée Diego Rivera, le Mercado Hidalgo et les rues souterraines. Si vous y allez un jour, je recommande l’Hosteria del Frayle idéalement située, à deux pas du centro, ainsi que le restaurant Valadez près du Jardin de la Union où nous avons mangé plusieurs fois.

UNE VISITE SURPRISE

Un peu avant notre petite excursion, j’ai reçu un message de mon amie Ghislaine de Magog pour m’apprendre qu’elle venait passer une dizaine de jours à San Miguel. Elle nous a rendu visite à notre arrivée de Guanajuato, juste à temps pour partager le délicieux repas que nous avait préparé Magdalena : un pescado veracruziano (sauce avec oignons, piments, olives, câpres et tomates.

Ghislaine s’est installée à la Casa Anita, un B&B tout près d’ici, ce qui nous a permis de nous voir à quelques reprises pendant son séjour. (Aline, Elsie, Monique, Régine, Marie L., Ghislaine - au Sunset Bar)
Il semble que Ghislaine vienne tout juste d’arriver et déjà c’est l’heure de partir… Elle quitte aujourd’hui pour Mexico, retour au Québec samedi.

Pour souligner son départ, nous sommes allées hier au Bar l’Azotea, puis nous nous sommes rendues chez Starbucks où il y avait fête à l'occasion de leur premier anniversaire. Je me souviens de la controverse suscitée l’an dernier à l’annonce de l’ouverture d’un Starbucks dans le quartier historique de San Miguel. Malgré cela, il semble que le restaurant soit prospère. C’est devenu un lieu de rencontre, comme la Biblioteca ou le Jardin. Le propriétaire a vraiment fait les choses en grand avec décoration de ballons, orchestre de six musiciens, danse et distribution gratuite de gâteaux et cafés. Nous nous sommes arrêtées ensuite au Jardin pour écouter la musique des mariachis et Monique, Ghislaine et moi nous sommes même laissé entraîner dans une danse avec un groupe de Mexicaines.

LE SEÑOR DE LA COLUMNA

Dimanche dernier était une journée toute spéciale : c’était le jour de la procession du Señor de la Columna. Chaque année, la statue qui représente la flagellation du Christ, est portée à dos d’homme du sanctuaire d’Atotonilco jusqu’à l’église de San Juan de Dios où elle reste jusqu’à la fin du carême. La procession quitte Atotonilco à minuit pour arriver à l’église à 6h. Tout le long du parcours, on érige des arches en branches de frêne et de palmier ornées de fleurs naturelles et en papier. Les chants de la passion et les rues décorées de papier découpé, de fenouil, de plantes aromatiques, d’alfombras (tapis de fleurs et dessins religieux)et de pétales de fleurs accompagnent la population jusqu’à l’église. Dans la nuit, des feux d’artifice et des pétards se font entendre pour annoncer l’événement.

J’ai assisté à la procession l’an dernier et cette démonstration de foi m’avait beaucoup touchée. J’étais donc décidée à récidiver cette année, même s’il fallait être debout dès 4h30 du matin pour aller à la rencontre de la procession aux limites de la ville. C’est à cet endroit que la procession s’arrête, au lever du soleil, pour enlever les lincueils et les chalinas (foulards de soie) qui recouvrent le Señor et les deux statues qui l’accompagnent (la Vierge et Saint-Jean), au son de musique religieuse et de cantiques. Une fois les statues dévêtues, la procession reprend sa marche vers l’église et la foule se joint à elle en marchant sur les alfombras.

Au début, une ou deux colocs devaient m’accompagner. Puis, tout le monde a décidé d’assister aux cérémonies. Ghislaine a même couché à la Casa pour être sur place dès la première heure. Heureusement, comme l’événement a eu lieu plus tard cette année, il ne faisait pas aussi froid que l’an dernier. Le déjeuner qui a suivi au El Correo a été grandement apprécié… tout comme les quelques heures de sommeil pour récupérer.

DES NOUVELLES DE LA COCINERA

C’est avec grand plaisir que j’ai appris de Magdalena qu’elle avait trouvé du travail grâce à une petite annonce que j’avais rédigée pour elle en anglais. Elle préparera son dernier repas pour nous ce soir. C’est une femme dévouée et très attachante dont les services ont été très appréciés.

LE DÉPART APPROCHE

Le temps file. Il ne nous reste que cinq jours avant le grand départ et il y a encore beaucoup d’activités au programme : aujourd’hui, c’est le Viernes de Dolores, la tradition de monter des autels en l’honneur des souffrances de Marie à cause de la passion et de la mort de son fils. Entre 17h et 20h, nous ferons le tour des fontaines et de certaines rues de la ville pour visiter ces autels décorés de statues de la Vierge, de fleurs et d’offrandes. Puis, ce sera le dimanche des rameaux et la fête de Marie L. que nous célébrerons à son restaurant préféré et mardi, les préparatifs en vue de notre retour au Québec.

Le moment est donc venu de mettre fin à ce blog qui m’a permis de vous donner un bref aperçu de la vie à San Miguel. J’en aurais encore beaucoup à dire mais le temps me manque. Je tiens à remercier tous ceux et celles qui m’ont rendu visite sur mon blog, mais surtout, un grand merci à mes colocs : Francine, Marie S. et Denis, Monique T., Elsie, Marie L., Michelle, Monique B. et Régine, qui m’ont fait confiance en participant à mon projet et qui m’ont permis de vivre une autre belle aventure à San Miguel de Allende. J’en garderai d’excellents souvenirs.

Est-ce que je referais l’expérience? Oui, je la referais. Est-ce que je la referai? Trop tôt pour le dire.

Avant de quitter, j’offre mes meilleurs vœux à l’occasion des anniversaires prochains de ma fille Linda (le 4 avril), de Marie L. (le 5 avril) et de Denis (le 8 avril, jour de notre retour.

HASTA LUEGO!
ALINE

mardi 17 mars 2009

LES JACARANDAS ... UN RÉGAL POUR LES YEUX !



De la terrasse du deuxième, on peut admirer les fleurs bleues violacées de ces arbres majestueux qui se dressent à gauche de La Parroquia.




Je vous ai laissés au moment du départ de Marie. J’ai oublié de préciser qu’il s’agissait de Marie S. d’Eastman et non de Marie L. (que nous avions surnommée Mariel) de Bonaventure. Depuis le départ de Marie S., Mariel a repris son nom (Marie). Toutes mes excuses à ceux et celles que j’ai pu inquiéter. J’en profite pour remercier les abonnés à mon blog pour leur intérêt et les commentaires que j’ai reçus. C’est un plaisir pour moi de partager avec vous les beaux moments que nous vivons à San Miguel.

J’en profite aujourd’hui pour venir vous faire un brin de causette pendant que mon 3e groupe fait la visite des maisons et jardins organisée chaque dimanche par la Biblioteca. Sans entrer dans tous les détails, voici un résumé de ce qui s’est passé à la Casa depuis le 22 février :

LA COCINERA (cuisinière)

Nous avons fêté l’anniversaire de Magdalena, née le 24 février. Cette femme est une vraie perle! La veille de son anniversaire, elle est venue avec sa fille Adriana et toutes deux ont nettoyé la cuisine de fond en comble : murs, tuiles, planchers, armoires, vaisselle. Tout brillait de propreté. Elle fait très bien la cuisine et en plus, elle est aimable, efficace, propre et très respectueuse. Elle a appris à nous connaître et tient compte de nos goûts. À l’heure du midi, elle adore faire sonner la cloche au fond du jardin pour aviser les occupants que le repas est servi. J’espère bien qu’après notre séjour, elle trouvera du travail facilement. J’ai déjà commencé à lui faire un peu de publicité et si un de mes abonnés à San Miguel connaît quelqu’un qui se cherche un cordon-bleu, faites-le moi savoir.

D’AUTRES ACTIVITÉS

Le jour du Mardi-gras, j’ai assisté à une présentation à la Biblioteca sur les carnavals mexicains. En début de soirée, le Harry’s New Orleans Cafe présentait une parade qu’ils ont appelée « The Shortest Fat Tuesday Parade ». Un roi et une reine installés dans une camionnette suivaient quelques personnes costumées sur une distance de 150 mètres (même pas un coin de rue) et lançaient des colliers et des chocolats aux curieux qui se tenaient à la porte du café. Quelques jours avant le Mercredi des cendres, mais particulièrement le jour du Mardi-Gras, les jeunes se poursuivent au Jardin (prononcé «hardine ») et se cassent des cascarones sur la tête selon une coutume établie au Mexique au 18e siècle. Les cascarones sont des œufs colorés remplis de poudre et de confettis. On dit que celui sur qui la «cascaron» sera brisée, sera chanceux et heureux. Il s’en vend partout au Jardin. J’en ai achetés pour décorer la table, mais je n’ai pas osé m’en servir même si je voulais que mes invités soient chanceux et heureux.

Le Mercredi des cendres est une pratique que la plupart des San Migueliens suivent religieusement. Ils reçoivent les cendres à l’intérieur ou à la porte des églises : on leur trace une croix noire sur le front ou sur la tête et on ne ménage pas les cendres. Denis en sait quelque chose car quand il a enlevé sa casquette, il y a trouvé une empreinte à l’intérieur.

Pendant que mes colocs visitaient Dolores Hidalgo, ville reconnue pour sa poterie et ses tuiles de talavera, je suis allée voir une présentation sur le Tibet à la Biblioteca. En revenant, je n’ai pu résisté au gâteau aux carottes chez Starbuck’s, un vrai délice! J’ai terminé cette journée au Teatro Angela Peralto, en assistant à un spectacle de danse donné par des élèves de la Casa de las Artes Escenicas âgés de 3 à 60 ans. Comme la plupart des activités artistiques, ce spectacle de danses et sketches servait à amasser des fonds. J’ai beaucoup aimé les numéros de ballet-jazz, zumba, ballet-folk, hip hop, mais ce que j’ai le plus aimé, c’est d’être parmi cette foule électrisante d’enfants, de jeunes et de parents mexicains et de constater qu’à travers les arts, les élèves apprennent la discipline, s’extériorisent et respirent la joie de vivre. Un super spectacle!

Je suis allée de nouveau entendre Antonio Cabrero au Bar La Capilla avec Elsie, Marie et Michelle. Comme le bar était désert, il a joué pour nous nos airs préférés, dont The Man I love, Body and Soul, Anima et Cuore, Spanish Eyes et plusieurs autres. C’est un excellent pianiste.

Elsie, Michelle, Denis et moi avons visité le sanctuaire d’Atotolnico, déclaré site du Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008. Je vous réfère à mon récit de l’an dernier (celui du 24 février, 2008) pour en savoir plus sur ce lieu de pèlerinage un peu particulier.

Un bon matin, Marie, Elsie et moi avons décidé de nous joindre à Denis dans sa marche quotidienne, une escalade de 240 marches qui mène au Mirador et d’où la vue est spectaculaire. L’effort en valait la peine, mais nous n’y sommes pas retournées…

L’AMITIÉ FAIT DES PETITS À SAN MIGUEL

J’ai eu le plaisir de me joindre à deux groupes de Québécois. Le premier s’est réuni à la Casa Payo (excellent restaurant argentin) et le deuxième au bar L’Azotea, au-dessus du restaurant Pueblo Viejo. La première rencontre a été organisée par Jocelyne, une amie d’une amie et la seconde, par Francine, une amie d’une autre amie. Je salue en passant Jocelyne et Francine ainsi que Myriam, Lucille, Anne, Yves, Françoise, Gigi, Denise, Pierre et Anke qui étaient présents à l’une ou l’autre de ces rencontres.

Un autre beau moment de rapprochement que j’ai grandement apprécié au début de mars, a été de parler sur Skype avec mes quatre enfants et conjoints réunis chez Diane, ma fille aînée. Skype, quelle belle invention!

UNE FÊTE N’ATTEND PAS L’AUTRE

À la première heure, le 6 mars dernier, le Jardin a été envahi par plus d’une centaine de danseurs vêtus de costumes préhispaniques et portant de magnifiques plumes de paons sur la tête et de nombreux coquillages aux pieds. Ce festival, en l’honneur du Senor de la Conquista, souligne l’acceptation du Christ par les indigènes mexicains au 16e siècle. Les danses se sont poursuivies devant La Parroquia et tout autour du Jardin jusque tard en soirée pour se terminer par de superbes feux d’artifices.

Comme si ce n’était pas assez pour mettre de la vie au centro, c’était aussi la journée du tour cycliste de Mexico qui passait par San Miguel et qui amenait des centaines de coureurs en plein centre-ville, ce qui veut dire des membres et des voitures des Forces policières et de la Sécurité en grand nombre, des hélicoptères au-dessus de notre Casa, des rues fermées, la circulation bloquée…

C’était aussi le dernier souper à la Casa pour Denis et Michelle qui quittaient le surlendemain. Très tôt le jour suivant, ô miracle! tout est redevenu calme et Michelle et moi avons eu la surprise d’apercevoir une énorme montgolfière qui survolait paisiblement notre jardin. Quel contraste après l’animation de la veille!

LE GROUPE SE REFORME

Nous avons souligné le départ de Denis et Michelle au restaurant Pueblo Viejo. Ils ont été remplacés par Monique et Régine (de Granby) qui font maintenant partie du troisième groupe. Comme elles sont arrivées un lundi, elles ont trempé tout de suite dans la cocina de Magdalena : pollo a la mexicana (avec verduras : poivrons rouges, chou, etc.), arroz a la thaîlandaise (une suggestion de la proprio Yolanda), mangue et helado.

Le lendemain de leur arrivée, je leur ai servi de guide mais il ne leur a pas fallu beaucoup de temps pour découvrir San Miguel à leur rythme. Depuis qu’elles sont arrivées, les activités se poursuivent sans arrêt. Ce fut d’abord un concert gratuit au Jardin présenté par le Yale University Concert Band composé de 60 musiciens. Mercredi, Elsie, Marie et moi sommes allées entendre un orchestre de salsa et danse à la terrasse du resto Mi Casa, à l’Instituto Allende, où la vue est spectaculaire. Le Festival Cultura Cubana a débuté le 12 et durera jusqu’au 22 mars; il offre tous les jours gratuitement au Jardin des concerts, de la musique de danse (salsa et autres), des conférences, du cinéma.

Jeudi, nous sommes allées aux bains thermaux de Taboada. Ce fut une journée de détente bien appréciée. Vendredi matin, Monique est venue avec moi pour sa première expérience de zumba et pense bien la répéter. Les adeptes de cette danse-exercice sont de plus en plus nombreux; il doit sûrement y avoir plus de 120 personnes chaque matin. La salle est remplie à craquer.

Régine et Monique sont venues avec moi au Mega Comercial, le super-marché où l’on trouve de tout. Une fois de retour à la maison, il faut laver fruits et légumes et les faire tremper dans une solution avec Mycrodin pour les désinfecter. C’est du travail mais ça en vaut la peine car personne n’a été malade ou n’a eu la turista depuis mon arrivée à San Miguel.

Nous avons fini la semaine de façon très agréable et des plus hispanophones : souper au restaurant argentin Casa Payo, suivi de musique de danse par l’orchestre cubain Sonora Habanera au Jardin. La Plaza Principal était remplie et les danseurs s’en donnaient à cœur joie.

Après cette description,vous comprenez pourquoi le temps me manque pour écrire plus souvent sur mon Blog. Je viendrai y mettre quelques photos prochainement.

Hasta la proxima!
(15 mars 2009)

vendredi 20 février 2009

Depuis mon dernier message, il s'en est passé des choses...

Il y a d’abord eu le départ de Monique et Francine le 8 février dernier et, le même jour, l’arrivée de Michelle, Elsie et Marie (que nous avons surnommée Mariel pour éviter la confusion avec Marie et Maria, la cuisinière) (photo ci-dessus). La veille, nous avions souligné le départ de Monique et Francine chez Gallo, un nouveau restaurant typiquement mexicain rue Hernandez Macias. Le jour suivant, c’est à la magnifique terrasse sur le toit de La Posadita que nous avons fêté l’arrivée de nos trois nouvelles colocs portant notre groupe à six personnes.

UNE ADAPTATION FACILE
Nouveau groupe, nouvelle dynamique. L’adaptation s’est faite en douceur car déjà un modus vivendi s’est établi à Casa La Gloria. Dès le départ, nous avions établi un système de coupons pour le vin et les margaritas qui fonctionne à merveille. Après un mois de vie commune, il est plus facile de fixer un montant hebdomadaire pour la nourriture. Magdalena, la cuisinière, connaît maintenant nos goûts (pas trop « picante ») et elle nous a surpris l’autre jour en nous offrant une « pie » qu’elle avait cuisiné elle-même et pour laquelle elle n’a pas voulu se faire payer. Tout le monde se relaie à la cuisine les jours où elle est absente. Mariel et Elsie nous ont préparé un délicieux buffet (mousse au saumon, œufs farcis, salade de pommes de terre, roulés au jambon); Denis nous a fait goûté à son sauté de poulet et de légumes avec huile de sésame et Marie nous a fait de bons petits desserts; hier, j’ai préparé un bœuf bourguignon et Michelle doit nous servir un flan aux oignons la semaine prochaine. Ainsi, en plus de découvrir divers mets mexicains, nous goûtons des plats différents et partageons nos secrets culinaires.

C’est vraiment surprenant de penser que notre nouveau groupe existe déjà depuis deux semaines. Le jour suivant leur arrivée, Michelle, Elsie et Mariel ont fait un tour de ville guidé à pied et sont revenues enchantées de leur excursion. Elles ont eu un coup de cœur instantané pour San Miguel. Même chose lorsqu’elles ont découvert la Biblioteca et toutes ses activités. J’y suis allée récemment pour assister à une conférence sur quatre générations d’étrangers à San Miguel.

CONCERTS, SPECTACLES, SORTIES
À San Miguel, peu de gens s’ennuient car il y en a pour tous les goûts. Michelle, Elsie et moi avons assisté à un excellent concert de jazz au café-théâtre El Viejo Topo et tout le groupe est allé voir la pièce musicale de Broadway au Teatro Santa Ana (Mame).

Le soir, lorsque nous ne sortons pas, la télévision reste fermée et nous jouons aux cartes : au 500, à la salade, aux cœurs, au 9, à la banque russe. Michelle et Elsie ont suivi quelques leçons de zumba.

DES VISITEURS À LA CASA
Antonieta, ma prof d’espagnol de l’an dernier avec qui j’avais gardé contact m’a rendu visite la semaine dernière. C’était un pur bonheur de se revoir. Cela m’a permis aussi quelques heures d’échange en espagnol, ce que j’ai beaucoup apprécié.

Yolanda, la proprio, vient aussi de temps à autre pour régler certaines choses et elle s’attarde parfois pour piquer une jasette. Mardi dernier, elle nous a accompagnés à Queretaro pour la journée et nous a servi de guide. Journée fort agréable, particulièrement le lunch au restaurant-terrasse « 1810 » où j’avais mangé l’an dernier avec mon amie Micheline.

LA SAINT-VALENTIN AU MEXIQUE
La journée a bien débuté avec chocolats et cartes-surprises placées sur la table à déjeuner qui ont fait verser quelques larmes. Après une journée de détente, nous sommes allés souper au restaurant Bugambilias : des plats attrayants, un bon service, des tables bien espacées dans un jardin garni de bougainvilliers.

LE BRIDGE
Je suis bien contente d’avoir trouvé une nouvelle partenaire pour le bridge. Juliette est Française et habite à San Miguel depuis de nombreuses années. Nous avons joué ensemble pour la première fois mercredi dernier et nous nous sommes même classées. De plus, elle est très sympathique.

Hier, nous avons passé une très belle journée à La Gruta, une station de bains thermaux située à 20 minutes de San Miguel, sur la route de Dolores Hidalgo. La température était idéale pour cette activité et nous en avons bien profité.

UN DÉPART INATTENDU
Marie S. a reçu des mauvaises nouvelles concernant la santé d’une personne qui lui est chère et elle a décidé de retourner au Québec. Elle est partie tôt ce matin. Elle nous manquera.

Hasta luego!

dimanche 1 février 2009

Les activités se poursuivent...

Il fait présentement 24 degrés. J’écris sur mon patio tandis que Francine et Denis lisent sur la grande terrasse. C’est calme et paisible. Ma seule distraction est le bruit des cloches de La Parroquia qui résonnent toutes les 15 minutes, une musique douce à l’oreille. Il fait bon au soleil avec un petit vent de 30km/h. On annonce ensoleillé pour les jours qui s’en viennent avec des bas de 9 degrés (le matin) et 23-20-23-21-24 degrés. Une autre belle semaine en perspective.

Plus de trois semaines se sont déjà écoulées. Dimanche prochain, Francine et Monique seront à Mexico et ceux qui restent seront dans l’attente de Marie, Elsie et Michelle qui arriveront en fin d’après-midi.

Vendredi le 23 janvier, je suis allée avec Francine au Teatro Angela Peralta pour entendre un concert donné par de jeunes Mexicains. Ils nous ont offert leur version des Beetles et leur musique entraînante a réussi à nous faire lever de nos sièges.

LA MARCHE DE SAN MIGUEL

Le lendemain (samedi 24) fut une journée bien remplie. Levés à 6h30, nous nous sommes rendus devant La Parroquia où débutait la Marche de San Miguel contre la violence domestique. Chaque année depuis six ans, cette marche se joint aux milliers de pèlerins venus de différentes parties du Mexique – certains étaient en route depuis cinq jours déjà – pour se rendre à San Juan de Los Lagos, un pèlerinage de neuf jours pour visiter l’image miraculeuse de la Vierge. Les pèlerins partent de La Parrochia et descendent la rue Canal, là où j’habitais l’an dernier. Toutefois, cette année, au lieu de les voir passer de la fenêtre du 2e, je faisais partie du défilé avec Monique et Francine, derrière les familles, les mères portant leurs bébés, les danseurs indiens qui se faisaient offrir café, fruits, eau et pain sur leur passage. Nous avons marché ainsi pendant plus d’une heure.

En après-midi, une fête bien différente avait lieu sur les terrains de l’Hôtel Real de Minas : le Chili Cook-Off annuel international, soit un concours pour le meilleur chili avec dégustation de téquila, musique western, activités à cheval, vente d’objets divers en céramique, etc. En revenant, nous nous sommes arrêtés à l’Instituto Allende où il y avait une foire artisanale.

UN CHANGEMENT DE CUISINIÈRE

Yolanda m’a rendu visite mardi dernier et m’a présenté Magdalena. Elle dispose d’un horaire plus flexible que celui de Marcelina qui devait quitter à 17h30. Magdalena sera avec nous de 11h à 13h et de 16h à 20h. Comme c’est une cuisinière expérimentée qui a travaillé dans des hôtels à Guanajuato, nous avions bien hâte de goûter à sa cuisine. Son premier repas ne nous a pas épatés : huevos y quesadillas… exactement ce que Marcelina nous avait préparé à son arrivée. Toutefois, ça n’a pas été long. Elle a fait l’inventaire de la cuisine et le lendemain elle est arrivée avec des sacs de légumes. Vendredi, nous avons mangé un pescado veracruzano qui était excellent.

UNE JOURNÉE SEULE À SAN MIGUEL (29 janvier)

Tout le monde est parti tôt pour Guanajuato. J’ai décidé d’y aller plus tard avec un autre groupe et d’y rester au moins une nuit. J’ai bien apprécié ma journée. J’avais une longue liste de choses à faire : le guichet automatique, l’achat de café, faire développer un film, trouver du yogurt nature (chez Bonanza on trouve de tout…), dénicher une pâtisserie (j’en ai trouvé une calle Mesones) et commander un gâteau pour l’anniversaire de Francine demain, acheter une carte à la Casa de Papel, etc. Mais la journée n’était pas seulement prévue pour les courses. Je me suis permise de petits plaisirs.

En sortant de la pâtisserie, il y avait danses folkloriques et chœurs de chants par des enfants de l’école Justo Sierra, sur le parvis du Templo San Francisco. C’était un plaisir de voir et d’entendre ces jeunes dans leurs costumes impeccables de toutes les couleurs. Je me suis ensuite rendue au resto Santa Ana de la Biblioteca où j’ai lunché avant d’assister au film « Love is… », un film amusant réalisé à San Miguel l’an dernier dans lequel des couples de tous âges trouvent l’amour. En sortant du cinéma, j’ai rencontré Yves et Anne, des Québécois du club de bridge. Une visite à la Galaria Izamal, me permit de retrouver mon prof de dessin de l’an dernier. J’ai terminé la journée par un petit souper dans une crêperie et un spectacle de jazz au Teatro Angela Peralta. Vraiment, une très belle journée!

ET LA VIE CONTINUE

Vendredi, après la petite fête pour célébrer l’anniversaire de Francine, nous nous sommes rendus à Las Bellas Artes pour assister à un récital de piano présenté par l’Ambassade canadienne.

Des âneries

De temps à autre, le villageois avec sa famille et ses ânes frappe à notre porte pour nous vendre du bois mais comme le temps se réchauffe, le besoin n’y est plus. Samedi, il était à nouveau à notre porte et encore une fois, nous leur avons offert du café et des tartines de beurre d’arachides pour les chiens. La rue étant étroite, la présence des ânes, des chiens et de leurs guides bloque la circulation et comme les ânes laissent des souvenirs de leurs traces sur le trottoir de mes voisins d’en face, j’ai bien peur qu’à la longue, ce geste amical ne contribue à me faire des ennemis. La délégation a donc poursuivi sa route en laissant derrière le grand-père pour attendre que le café soit prêt. Le voici qui part avec les quatre tasses de café pour se rendre sur la rue voisine. On s’inquiétait pour nos tasses, mais Graciela, la villageoise, est revenue toute souriante nous les rapporter peu de temps après.

Hier soir, Francine et moi sommes allées souper à La Capilla (la chapelle), un des plus beaux restaurants de San Miguel. J’ai mangé un délicieux filet de porc cuit dans une sauce à l’ananas avec riz sauvage. En sortant, nous nous sommes arrêtées au bar où jouait Antonio Cabrera, le pianiste qui donne le concert du mercredi au Teatro Santa Ana. J’ai goûté à une délicieuse liqueur de tequila sucrée qui porte le nom d’Agavero.

Aujourd’hui dimanche, nous avons fait un pique-nique au Parque Juarez où avait lieu la vente de plantes et de fleurs. C’est la venue du printemps et le parc a revêtu un air de fête en l’honneur de la Candelaria qui sera célébrée demain.

Hasta la proxima.
Aline

jeudi 22 janvier 2009

Survol de notre installation

Nous sommes à Casa La Gloria depuis deux semaines déjà! En arrivant, nous avons été accueillis par Yolanda, la propriétaire, Maria, la femme de chambre et sa mère, Marcelina, la cuisinière. Yolanda est une petite femme chaleureuse et très pétillante. Elle est venue le deuxième jour et nous sommes allées ensemble acheter un cellulaire. Puis je l’ai attendue sur un banc du parc en lisant le journal Atencion (une mine d’or de renseignements pour les touristes), tandis qu’elle allait faire faire des clés. Elle est revenue avec deux amis qu’elle m’a présentés. Yolanda voulait nous offrir du café. Nous nous sommes donc rendues à La Ventana, un genre de Brûlerie St-Denis où l’on vend du café du Chiapas.

Ça n’a pris que quelques jours pour nous installer, nous approvisionner et nous acclimater à notre vie à cinq. Il faut dire que la maison est très spacieuse et permet à chacun de respirer à son aise. Cette maison de 250 ans est superbe! Les murs de ciment jaune pâle (près d’un pied de largeur), les plafonds de 15 pieds de haut avec ses coupoles ornés de vitraux, les solives de bois foncé, les planchers en terra cota, les portes et les boiseries blanches, les meubles de bois sculpté, les immenses tableaux sur les murs, tout lui donne une apparence de charme et d’élégance.

Description de Casa La Gloria

La porte d’entrée donne sur un grand lobby au bout duquel se trouvent deux immenses portes vitrées garnies de fer forgé qui donnent sur le patio et le jardin. C’est là que nous mangeons le midi. Le salon est à gauche en entrant, puis vient la salle à manger où huit personnes peuvent prendre place à la grande table. Cette pièce donne sur la cuisine, pas très grande mais avec un petit îlot au centre pour préparer les repas et une porte à droite qui ouvre sur le jardin. Au bout de la cuisine, on a accès à deux chambres communicantes. Ce sont les chambres de Monique et Francine.

Dans le jardin, un trottoir en pavés longe la maison et la salle de lavage, et mène à une annexe sur la droite où se trouve la troisième chambre, celle de Marie et Denis. La mienne est au 2e, au-dessus de la leur et possède un grand patio entouré d’arbres et de fleurs, avec vue sur La Parroquia. Un spectacle impressionnant le soir! La maison possède aussi une grande terrasse sur le toit avec chaises longues et ensemble patio. De là, également, on peut voir La Parroquia et trois autres églises se pointer au loin.

En arrivant, nous avons pris nos trois premiers repas au restaurant, puis nous avons fait nos provisions au Mega Comercial, un super-marché où l’on trouve de tout. Ce fut toute une commande! Avez-vous déjà essayé de faire le marché à cinq? C’est du sport!

Le temps passe très vite, surtout qu’il faut voir à l'organisation de la maison : problème de téléphone à régler (j'attends des nouvelles de la proprio... ici il faut être patient), voir à acheter de l'eau (on passe deux fois par semaine), le super-marché, le marché de fruits et légumes, le boucher, l'achat du vin, du café, du pain à une bonne boulangerie, etc. Pour ce qui est des déchets (basura), quelqu'un passe dans la rue tous les matins à 9h en frappant sur un triangle en métal pour avertir les gens. Tout le monde sort de sa maison (nous, souvent en robe de chambre) avec sacs et poubelles et doit marcher jusqu'au camion en haut de la rue.

Nous trouvions la maison froide le matin car c'est humide mais le temps commence à se réchauffer. Nous avons trois chaufferettes mais on ne peut en faire fonctionner que deux à la fois à cause du voltage. Le matin, il fait 9-10 Celsius et en après-midi 20-22. Cette semaine on annonce 26-28. Il y a aussi deux foyers, un dans ma chambre et un au salon.

J'ai eu de la difficulté à trouver du bois pour les deux foyers. Enfin, j’en ai commandé d’un villageois rencontré samedi dernier sur notre rue avec des ânes. Lundi à l'heure promise, nous avions 4 ânes et 4 chiens devant la porte. C'était plutôt pittoresque à voir. Les gens étaient partis de leur village à 3h30 du matin pour être au rendez-vous à 10h. Le villageois, sa femme Graciela et leur fils étaient bien contents, de boire un café chaud. Quant aux chiens, Francine et Marie s’en sont occupés : Francine leur a donné des biscuits Ritz qu’ils ont dévorés et Marie leur a donné de l’eau et leur a fait des tartines de beurre d’arachides. Contrairement au prix qu’il m’avait fixé pour la charge d’un âne (200$ pesos), le villageois m’en demandait maintenant 250$. Il a finalement accepté les 200$ pesos (18$CAD). Une ombre au tableau… est-ce que j’ai contribué au déboisement de la montagne? Aujourd’hui, jeudi, notre bon villageois et sa femme étaient à nouveau à notre porte à la même heure avec ses ânes bien chargés.

Il nous manquait du petit bois pour allumer le feu. J'en ai trouvé dans un entrepôt de bois pas très loin de la maison. Pour 50$ pesos (4,50$CAD), j'en ai eu une poche, livraison incluse… l'homme m'a suivie jusqu'à la maison avec la poche sur son épaule. Nous avons donc pu faire notre premier feu de foyer mardi et ce matin, j'ai fait mon premier feu de foyer dans ma chambre.

Les journées passent très vite. Maria et Marcelina viennent trois fois/semaine (lun-mer-ven). La mère et la fille travaillent ensemble. Marcelina fait le menu, va au marché et prépare la nourriture. Sa fille l’aide, puis dresse la table et sert le repas. Ce n’est pas de la cuisine gastronomique mais c’est bon et ça nous permet de goûter à la cuisine mexicaine. À l'occasion, nous pouvons apprendre la préparation de certains plats.

Au menu, au cours des dernières semaines, Marcelina nous a préparé, entre autres, des quesadillas y huevos (œufs) a la mexicana, des soupes aux nouilles et légumes, des feuilles de nopal (cactus) frites, de l’arroz (riz) et maïs, du pollo (poulet) y mole verde (sauce aux tomates vertes et légumes), du rez (bœuf) dans une sauce tomates-oignons. Elle peut aussi apprêter nos restes. En dehors de ces trois jours de congé culinaire, nous nous relayons à la cuisine. Ce ne sont pas les chefs ni les idées qui manquent. Je ne peux sûrement pas me plaindre du manque de participation.

NOS DÉCOUVERTES ou COMMENT ON PASSE LE TEMPS À SAN MIGUEL

Dès le lendemain de notre arrivée, nous avons pris le petit tram pour faire un premier tour de ville. En soirée, nous sommes allés à La Fabrica Aurora, ce grand centre de design et d’arts, où il y avait plusieurs vernissages. Par la suite, chacun s’est mis à découvrir San Miguel à sa façon, en faisant des circuits de marche, en allant à la recherche de piscines – nous en avons trouvé une à quelques pas de la maison -, en visitant une maison à vendre de quatre chambres sur notre rue, La Casa Lupita, qui se loue 30 000$ pesos (2 675$CAD) par semaine!

Nous avons aussi découvert une école de danse à deux coins de rues d’ici où l’on enseigne le Zumba Fitness, une combinaison d’exercices et de pas de danse au son d’une musique entraînante. Les cours se donnent tous les matins à 9h. J’y suis allée deux fois, mais Francine et Marie en sont devenues des adeptes.

Depuis deux semaines, Francine et moi allons jouer au bridge à l’Hotel Real de Minas. J’ai ainsi rencontré une dame d’Hatley, une amie d’une amie montréalaise et un couple de Québécois de Brossard.

Marie, Denis et Monique ont assisté à un concert de violon à l’église St. Paul, tandis que Francine et moi sommes allées entendre le pianiste mexicain Antonio Cabrero au Teatro Santa Ana à la Biblioteca.

Samedi dernier, nous sommes allés passer la journée à Dolores Hidalgo, un pueblo d’environ 30 000 habitants à 30 minutes d’ici réputé pour ses tuiles talavera et sa poterie.

Dimanche matin, Monique et moi sommes allées avec un groupe de la Audubon Society observer des oiseaux près d’Atotolnico. Comme nous nous y sommes rendus par co-voiturage, ça nous a permis de rencontrer quelques personnes. C’était fête au Jardin en l’honneur de San Antonio. Des danseurs à plumes et d’autres costumés s’en sont donnés à cœur joie sur la place à notre plus grand plaisir.

Mardi, je suis allée seule au restaurant Los Milagros où étaient réunis les San Miguel de Allende Democrats Abroad pour la cérémonie d'investiture d'Obama. C'était assez touchant à voir. Les applaudissements étaient nombreux. Certains pleuraient et d'autres se sont embrassés à l'arrivée d'Obama. Quand on a présenté Bush, ils n'ont pas applaudi, puis ils ont fait des gestes de la main pour lui signifier de partir au plus vite. En après-midi, je me suis rendue à la Biblioteca pour assister à deux conférences littéraires sur vidéos.

Hier, c’était le 240e anniversaire du Général Ignacio Allende, un des enfants chéris de San Miguel. Évidemment, toute la ville était en fête. La journée a débuté avec un défilé militaire : soldats, tanks, jeeps, pompiers, police, chevaux, chiens, sécurité civile, étudiants, confettis... J'ai manqué l'activité de l'après-midi : dévoilement de la plaque reconnaissant la ville au sein du Patrimoine de l'humanité de l'Unesco. Et en soirée, un superbe concert sur le parvis de l'église avec l'Orchestre philarmonique de Queretaro suivi de feux d'artifices qui venaient des quatre coins de la Plaza. Un très beau spectacle même s'il faisait un peu froid.

Je vous laisse, c’est l’heure de l’apéro : une bonne margarita préparée par Monique.
Hasta luego
PS Des photos seront disponibles sous peu.